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Les inventaires zones humides

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Les inventaires zones humides

Les zones humides ont longtemps été délaissées, détruites, ou comblées. Ces zones souvent définies comme des réservoirs de biodiversités constituent pourtant un réel espace stratégique pour la gestion quantitative et qualitative de l’eau. Les milieux humides fournissent des biens précieux et rendent de nombreux services : épuration de l’eau, atténuation des crues, soutien d’étiage…Les zones humides jouent un rôle primordial dans le cycle de l’eau.

La Loi sur l’Eau de 1992 reprise par la Loi sur l’Eau et des Milieux Aquatiques du 30 décembre 2006 définit d’une manière générale la zone humide ainsi : "terrains, exploités ou non, habituellement inondés ou gorgés d'eau douce, salée ou saumâtre de façon permanente ou temporaire; la végétation, quand elle existe, y est dominée par des plantes hygrophiles pendant au moins une partie de l'année ".

Le Schéma Directeur d’Aménagement et de Gestion de l’Eau 2010-2015 du bassin Seine Normandie stipule que les SAGE identifient de manière précise les zones humides et les intègrent dans les documents d’urbanisme (Défi 6 – Disposition 80).

En application des dispositions citées précédemment, le SAGE Bièvre, en cours d’élaboration, a donc donc délimité les zones humides présentes sur son territoire. Cet exercice s’est effectué à partir d’enveloppes de forte probabilité de présence de zones humides déjà définies suivies d’une analyse précise des caractéristiques physiques des secteurs concernés (topographie, hydrographie, géologie, hydromorphie).

Les inventaires de terrain furent réalisés en priorité à l’intérieur de ces enveloppes. L’inventaire des zones humides du bassin versant de la Bièvre sera intégré au SAGE ce qui permettra de définir des prescriptions, des préconisations, et/ou des règles pour la restauration, la gestion et la protection des zones humides.

Zone humide du bassin versant de la Bièvre

Les fonctions des zones humides

Les fonctions hydrologiques

Les zones humides participent au stockage et à la restitution progressive de grandes quantités d'eau en jouant le rôle d'une éponge. Elles contribuent donc au maintien des débits des cours d'eau en période d'étiage (basses eaux) en permettent l'alimentation des nappes d'eau lors des périodes de sécheresse, à diminuer l'intensité des inondations en retardant le ruissellement des eaux, et à l'amélioration de la qualité de l'eau. Elles agissent comme un filtre épurateur en favorisant les dépôts de sédiments, le piégeage de substances dangereuses par les végétaux comme les nitrates et les phosphates à l'origine de l'eutrophisation des milieux aquatiques... Elles jouent également un rôle de maintien et de protection des sols. Ainsi, la végétation des zones humides fixe les berges, les rivages, et participe ainsi à la protection des terres-dunes contre l'érosion.

Les fonctions biologiques

Bien qu'elles ne couvrent qu’une faible portion du territoire, les zones humides recèlent des trésors floristiques et faunistiques puisqu'elles hébergent environ un tiers des espèces végétales remarquables, et la moitié des espèces d'oiseaux français. Elles peuvent servir à la fois d'étapes migratoires, de lieux de reproduction, d'hivernage ou remplir une fonction d'alimentation pour de nombreuses espèces d'oiseaux aquatiques et de poissons. Ces fonctions biologiques confèrent ainsi aux zones humides une productivité biologique nettement plus élevée que les autres milieux.

Libellule en balade sur le bassin versant de la Bièvre

Les fonctions climatiques

Les zones humides influencent localement le climat de par les phénomènes d'évaporation d'eau au travers les terrains et la végétation (on parle d'évapotranspiration) qui les caractérisent. En contre partie, elles peuvent aussi modérer les effets des sécheresses en restituant de l'eau aux nappes phréatiques.

Les valeurs scientifiques et culturelles

Les zones humides constituent un excellent support pédagogique pour faire prendre conscience de la diversité, de la dynamique et du fonctionnement des écosystèmes. Et il reste encore bien des aspects fonctionnels à élucider. Mais elles servent aussi dans l'étude des pollens et spores (palynologie) qui se sont accumulés dans ces milieux. En effet, ces terrains pauvres en oxygène et acides n'ont pas permis aux microorganismes de se décomposer, offrant ainsi aux scientifiques des "archives" à décrypter concernant la flore et le climat des temps passés.